La trahison de Radium Bromatum Imprimer
Écrit par Philippe Colin   
Dimanche, 01 Janvier 2012 19:18

LA TRAHISON DE RADIUM BROMATUM

Dr Philippe Colin

 

 

Imaginez vous un jour de printemps 1997 dans les montagnes écossaises : l’hiver se termine tout juste, il reste encore de la neige, et les bourgeons des bouleaux prennent une teinte violette, mise en valeur par cette lumière si particulière que l’on retrouve dans les pays du nord de l’Europe. C’est là que le Californien Jonathan Shore était venu nous parler de Radium bromatum, lors du congrès Britannique d’homéopathie qui se tenait à Crieff, petite bourgade située à une centaine de kilomètres au nord d’Edinburgh.

Il avait commencé par plusieurs cas cliniques : le premier était un employé de banque, venu consulter pour des symptômes dépressifs, consécutifs à des problèmes professionnels : on lui avait promis une promotion et la promesse n’avait pas été tenue. Sur le plan somatique on pouvait noter des douleurs cervicales importantes et une rougeur marquée du visage. Le deuxième cas était un conducteur de bus, qui avait perdu son travail à cause d’un faux témoignage : son sentiment premier avait été celui d’avoir été trahi par ce passager qu’il pensait bien connaître. Le dernier cas était celui d’une femme trompée par son mari, là aussi nous pouvions retrouver ce sentiment d’avoir été trahi. Dans ces trois cas, le diagnostic du remède reposait sur un ensemble de symptômes physiques proches du premier cas, avec une impression de lourdeur générale, typique pour l’auteur de Radium bromatum.

Près de dix ans se sont passés, et nous avons retrouvé régulièrement cette indication psychique de Radium bromatum, que ce soit dans des problèmes professionnels ou personnels, toujours accompagnés de symptômes somatiques que nous allons détailler plus loin dans cet article. Jonathan Shore utilisait l’expression anglophone très évocatrice « stabbed in the back » (poignardé dans le dos) pour caractériser le thème principal de ce remède, très fiable du moins dans notre pratique personnelle.

 

John Henry Clarke rapporte plusieurs cas soignés par Radium bromatum, principalement des dermatoses : eczémas, dermatoses fissuraires, squameuses, verrues, noevi, lupus, épithéliomas. Il insiste sur des sensations particulières : comme si le crâne était trop petit, comme s’il y avait un corps étranger (cil) dans l’œil, comme si les os sortaient des genoux.

 

 

Eléments de matière médicale (Clarke).

Psychisme

Appréhension. Dépression, peut à peine bouger. Peur d’être seul, du noir ; veut avoir quelqu’un à ses côtés. Irritable, maussade, facilement vexé. Esprit embrumé, impossible d’avoir une pensée claire.

Tête

Vertige accompagné de douleurs occipitales, tendance à tomber du côté gauche, avec amélioration au grand air, après manger, après avoir dormi. Tête lourde, douleurs au dessus de l’œil droit ou gauche, irradiant à l’occiput, aggravation par le froid et la pression, amélioration à la chaleur et au grand air. Douleurs temporales droite ou gauche, ou occipitales, avec amélioration à la pression et au grand air.

Yeux

Tableau de conjonctivite congestive. Asthénopie : en lisant, les lettres dansent et deviennent floues.

Oreilles

Douleurs piquantes sévères la nuit. Douleurs aigues au dessus de l’oreille droite. Bruit d’eau qui coule (associé à des palpitations consécutives à des rêves animés).

Nez

Mucus abondant sans avoir pris froid. Sensation de poivre dans la narine gauche. Naevus sur le bout du nez. Ecoulement vert. Epistaxis. Sensation de brûlure dans le nez. Prurit et sécheresse des deux narines. Croûtes dures et douloureuses. Prurit du nez.

Visage

Congestion. Eruptions : papules, pustules, croûtes, éruptions suintantes, naevi, acné. Aggravation par la chaleur du lit, amélioration par l’eau très chaude et par le grattage.

Douleurs comme par du courant électrique d’apparition tellement brusque et intense qu’elles provoquent une exclamation, au niveau de la branche inférieure de la 5ème paire crânienne gauche. Douleurs sévères de l’angle de la mâchoire gauche.

Dents

Sensation de dents allongées, douloureuses. Abcès de la gencive, avec douleurs empêchant de parler.

Bouche

Sècheresse avec amélioration temporaire en buvant de l’eau froide. Sialorrhée. Langue blanche ou bleuâtre avec sensation d’être enflée. Goût métallique, amer, de craie, d’huile.

Gorge

Sécheresse de la bouche et de la gorge. Sensation de chaleur dans l’œsophage et l’estomac. Gorge et oreilles douloureuses. Désir d’eau froide. Gorge douloureuse suivie de toux d’irritation. Gorge sèche et congestionnée comme après avoir trop fumé. Sensation d’avoir mangé du poivre.

Estomac

Sensation de vide intense ; amélioration après avoir mangé. Nausées, envie de vomir mais ne peut pas. Sensation de digestion lente, avec cependant bon appétit. Douleurs à type de coliques. Douleurs améliorées par des éructations.

Anorexie. Aversion pour la viande, les sucreries, les glaces dont elle est habituellement friande. Faim importante une heure avant les repas, vite rassasiée. Anorexie avec coliques. La nourriture habituelle ne satisfait pas, les aliments aigres ont un bon goût.

Abdomen

Sensation de distension et d’indigestion alternant avec otalgies. Inflammation de l’ombilic. Douleurs sévères sus pubiennes. Coliques légères avec émission de gaz nauséabonds. Douleurs à type de crampes, améliorées plié en deux. Crampes en mangeant, améliorées par la selle. Douleurs coupantes avec grande sensibilité à la pression. Douleurs au niveau du point de Mac Burney, parfois avec douleurs de la région sigmoïdienne au dessus de la crête iliaque ; les crises surviennent brusquement, récidivent plusieurs fois par semaine, arrivent rapidement comme des chocs et disparaissent rapidement.

Macules rouges sur les côtés droit et gauche de l’abdomen, légèrement prurigineuses.

Douleurs dans les deux aines, après s’être assis, et au début du mouvement.

Selles et anus

Selles plus pâles que la normale. Selles presque liquides, avec du mucus. Constipation avec selles dures, sèches, peu abondantes. Alternance de constipation et de diarrhée. Abondance de gaz, avec flatulence importante. Selles jaune - marron ou couleur d’ardoise, de mauvaise odeur. Absence de besoin, obligé de forcer beaucoup pour une selle molle comme de l’argile. Douleur et sensation de prolapsus après plusieurs selles aqueuses. Eczéma autour de l’anus.

Appareil urinaire

L’urine devient plus abondante. Urine légèrement brûlante. Doit attendre quelques minutes avant de pouvoir uriner. Sédiment argileux ou comme de la brique. Albuminurie. Augmentation des chlorures.

Appareil génital masculin

Psoriasis sur le pénis avec bord circulaire. Libido diminuée ou augmentée. Douleurs légères du cordon en marchant. Phimosis.

Appareil génital féminin

Règles en retard, moins douloureuses que d’habitude. Douleurs sus pubiennes avant les règles ; flux menstruel copieux les deux premiers jours et qui diminue progressivement ensuite. Douleurs de pression vers le bas dans la région lombaire pendant les règles. Ecoulement très abondant pendant la nuit, rouge foncé. Leucorrhée blanche peu abondante, comme du fromage ou du caillé. Caroncule de l’urètre.

Appareil respiratoire

Sensation de ne pas avoir assez d’air. Irritation laryngée, aggravée en s’allongeant. Irritation très prononcée du creux sus sternal ; ne peut pas s’arrêter de tousser une fois qu’il a commencé. Aversion pour les sucreries pendant la toux (alors qu’il en était très friand). Toux sèche spasmodique aggravée en fumant, à l’intérieur, amélioré en mangeant, au grand air. Irritation dans la gorge et toux sèche et pénible, avec expectoration comme de l’écume. Irritation de la trachée, comme si quelque chose était tombée dedans, provoquant une toux sèche et pénible, améliorée au grand air. Crises occasionnelles de toux sèche, avec sensation de poussière dans la trachée ou dans les bronches.

Thorax

Sensation d’étroitesse comme si elle ne pouvait pas avoir assez d’air. Douleurs thoraciques alternant avec indigestion et sensation d’étouffer. Douleurs aigues dans la partie gauche du thorax, vont et viennent. Constriction dans le thorax ou dans la région du cœur. Douleur battante à droite du sternum, aggravée à la fin de l’inspiration.

Cœur

Douleurs aigues améliorées après avoir marché. Palpitations en se réveillant après des rêves avec un bruit dans les oreilles comme de l’eau qui coule.

Sensation de constriction avec anxiété et désir d’air.

En application locale à doses massives, le bromure de radium a provoqué des lésions d’athérome, d’artérite et de sclérose vasculaire.

Augmentation des polynucléaires neutrophiles. Hypotension.

Cou et dos

Sensation d’œdème de la nuque. Prurit de la nuque et de la partie supérieure des deux bras. Pulsation et douleurs aigues du côté gauche de la nuque. Raideur musculaire le soir du côté gauche de la nuque. Douleurs et impotence fonctionnelle des vertèbres cervicales. Au réveil, douleurs entre la 6ème et 7ème vertèbre cervicale, améliorées au mouvement. Point rouge du côté gauche du cou ; il disparaît et ensuite apparaît un point similaire du côté droit. Douleur sous l’omoplate gauche aggravée au mouvement, aggravée en mettant l’épaule en arrière, améliorée après s’être levé. Douleur aigue piquante sous l’omoplate gauche, irradiant en avant à travers le corps, empêchant de respirer comme s’il ne pouvait pas bouger le diaphragme. Douleur sourde de la partie inférieure de la colonne lombaire, améliorée après exercice. Douleurs de la région lombosacrée améliorées après un bain chaud. Douleurs sévères de la région lombosacrée apparaissant être dans les os, aggravées en montant les escaliers. Douleurs aigues lancinantes (également chocs électriques) dans les muscles lombaires, améliorées par l’exercice continu. Douleurs sévères de la région lombaire gauche, améliorées par la pression. Douleurs sourdes irradiant du sacrum aux épaules, ou entre les épaules, améliorées par l’exercice. Douleurs sacrées avec gaz, améliorées par une selle. Œdème au niveau du sacrum, amélioré couché sur quelque chose de dur. Douleurs lombaires irradiant à travers l’abdomen aux crêtes iliaques. Sensation de rongement dans les os lombosacrés.

Membres

Douleurs dans tous les membres et dans tout le corps pendant la nuit. Se réveillait à 4 heures du matin avec des douleurs dans tous les membres, ne pouvait pas rester tranquille, amélioré après un bain chaud. Douleurs dans toutes les articulations, en particulier les genoux et les chevilles ; obligé de s’allonger, les pieds cèdent.

Membres supérieurs

Douleurs aigue de l’épaule droite, aggravée au mouvement, améliorée à la chaleur ; sensation de faiblesse dans le bras droit, l’avant bras et la main droits, améliorée par l’exercice et la chaleur. Douleur de l’épaule gauche, améliorée par l’exercice. Faiblesse de l’épaule gauche, sous le deltoïde, améliorée au mouvement. L’articulation de l’épaule droite en levant le bras. Faiblesse importante du bras droit et douleurs musculaires de la poitrine droite. Tiraillements sévères des muscles fléchisseurs du bras gauche. Le coude droit est raide et légèrement faible après avoir écrit. Le matin, douleurs de torsion dans le coude gauche.

Mains froides. Ulcère sur la main. Ampoules sur la face dorsale des trois premiers doigts, juste au dessus des doigts. Petites pustules au milieu de la face dorsale de la main droite. Prurit de la partie supérieure des deux bras et de la nuque. Douleur de meurtrissure du poignet gauche. Douleurs sourdes de toute la main droite, tous les doigts sont affectés, en particulier les dernières phalanges, améliorées en frottant et par l’exercice continu. Douleurs aigues dans les articulations des doigts, améliorées par le mouvement. Faiblesse de l’articulation du pouce gauche après avoir tenu un livre.

Membres inférieurs

Douleurs sourdes de la hanche, localisées à la tête du fémur ; également sous l’omoplate gauche. Douleurs de la hanche droite, améliorées après avoir marché un peu. Douleurs battantes dans la hanche droite en étant assis au bureau, améliorées au début du mouvement. Faiblesse des deux aines après s’être assis ; la hanche gauche est douloureuse, mais les cuisses semblent faibles au début du mouvement. Douleurs sourdes du genou droit, aggravées au mouvement, améliorées par le mouvement continu. Douleurs dans les jambes, commençant aux genoux, et descendant le long des genoux, améliorées après l’exercice. Douleurs très sévères dans les genoux, très profondes, améliorées par le froid et l’exercice. Douleurs sourdes dans les deux jambes et le dos, irradiant aux épaules. Douleurs sourdes, de fatigue dans les creux poplités. Douleurs des mollets et des cuisses. Faiblesse des muscles antérieurs de la jambe droite. Douleurs des deux genoux, sensation comme si les os allaient sortir. En croisant les jambes, celles-ci s’endorment très vite ; quelques jours plus tard, les jambes deviennent lourdes, avec difficulté en montant les escaliers. Douleurs aigues, comme des éclairs, de la surface tibiale antérieure, comme si dans le périoste. Faiblesse musculaire de la partie antérieure - externe de la jambe gauche, aggravée après avoir marché et en frottant. Douleurs aigues, lancinantes du mollet gauche, vont et viennent brusquement. Douleurs sous la rotule gauche, améliorées quand le pied est immobile, aggravées au mouvement et en marchant. Sensation de meurtrissure dans les mollets. En se levant de la position assise, sensation de faiblesse et de raideur, peut à peine marcher ou marcher. Cheville droite prise, faible, en descendant les escaliers. Tendon d’Achille droit douloureux en montant les escaliers. Douleurs aigues des gros orteils, aggravées au mouvement, améliorées par le mouvement continu. Engourdissement des deux gros orteils. Douleurs dans et autour du gros orteil gauche. Douleur sourde du gros orteil gauche après avoir dansé. Douleur brûlante du gros orteil gauche comme par de l’acide. Douleurs comme par des aiguilles, avec quelques brûlures, des deux orteils du milieu, à droite. Douleurs aigues piquantes de la plante du pied. Callosités des pieds hypersensibles.

Généralités

Aspect maladif tout le temps de l’expérimentation, avec amaigrissement de trois livres trois quarts. Sensation de tomber malade, peut à peine bouger. Douleurs de tout le corps, est obligé de bouger sans arrêt. A peine capable de bouger, incapable de travailler correctement ; fatigue, faiblesse, lassitude ; épuisement ; veut se déshabiller et se reposer. Tout le corps semble en feu, avec douleurs les plus aigues, comme des piqûres d’aiguilles ou des chocs électriques dans tout le corps ; prurit généralisé. Douleurs soudaines comme des éclairs, des chocs électriques. Chocs électriques dans tout le corps pendant le sommeil.

Peau

Psoriasis du pénis. Eczéma. Eruption suintante du visage, prurigineuse, aggravée en se rasant, durant des semaines, finalement guérie avec Rhus. Petits naevi. La dermatose eczématiforme et les brûlures dues aux rayons X disparurent pendant l’expérimentation. Acné. L’exposition aux rayons provoque des dermatoses, allant jusqu’à l’ulcération, l’épithélioma et la nécrose. Cors.

Sommeil

Somnolence irrésistible et léthargie. Fatigué et somnolent toute la journée. Dort bien, se réveille fatigué  avec désir de s’étirer. Agité par des rêves, se réveille effrayé. Agité toute la nuit, n’arrête pas de bouger dans le lit. Rêves d’uriner, de feux, de suicide ; alarmants ; occupés ; actifs ; avec palpitations. Dort régulièrement sans opiacés, dans des cas de cancer.

Fièvre

Sensation de tremblement biliaire. Sensation de froid toute la journée, avec claquement des dents jusqu’à midi. Frisson interne, suivi de chaleur sans transpiration, bien qu’il transpire habituellement. Frisson interne avec nombreux mouvements des intestins. Sensation de chaleur générale, doit enlever les couvertures. Tout le corps semble en feu, avec douleurs comme par des aiguilles et des chocs électriques. Transpiration fétide des pieds.

 

Ajouts d’autres matières médicales

Henri Voisin insiste sur le peu ou l’absence de sensibilité à l’humidité des douleurs, de son action sur les ostéophytes ou les calcifications avec des dilutions moyennes (7 ou 9 CH), et sur la décalcification en hautes dilutions. Il insiste également sur la tendance hypotensive de ce remède. C’est pour lui un remède de goutte.

Frans Vermeulen reprend le texte de Clarke ; ses rajouts son peu nombreux. Citons les douleurs d’apparition brusque et de disparition progressive, l’illusion que le corps est effrité et qu’il va se casser en bougeant, l’otorrhée droite croûteuse, le désir de et l’amélioration en mangeant du poisson.

Frederik Schroyens mentionne la sensibilité à l’humidité dans les modalités des douleurs et leur amélioration par les applications chaudes et humides.

 

Pour conclure

Il faut rappeler ici l’article de Philippe Champion sur ce remède, paru dans le numéro 5 de l’année 2003 de la revue Homéopathie Européenne (Rhumatisme psoriasique et acné rosacée).

Nous utilisons depuis cette communication de Jonathan Shore très régulièrement Radium bromatum à partir de cette causalité psychique de trahison, que ce soit dans le domaine des relations personnelles (nous pensons à tous ces couples qui se déchirent et où très souvent l’un des deux se sent trahi par l’autre), ou dans le monde du travail, où là aussi les trahisons sont souvent rencontrées : promesses de contrat de travail non tenues, par exemple. Nous prescrivons également très régulièrement ce remède chez les personnes subissant une radiothérapie, que ce soit pour limiter les effets secondaires, ou pour lever un barrage (plusieurs observations où l’action de remèdes bien indiqués n’a été rendue possible qu’après l’administration de Radium bromatum). La prescription dans ces indications se fait la plupart du temps en échelle, 9, 12, 15, 30 CH en doses à 12 heures d’intervalle. Dans les indications psychiques, il est rare d’avoir à renouveler la prise du remède, le patient prend très vite, en quelques jours, de la distance vis-à-vis de son problème en n’éprouvant plus du tout ce sentiment de trahison, et soit retrouve un nouvel équilibre, soit passe dans une autre problématique psychologique, chagrin, indignation par exemple.  Pour les indications somatiques, qui sont principalement d’ordre dermatologique et rhumatologique, compte tenu de la toxicité de la substance utilisée, nous préférons des hautes dilutions, 15 ou 30 CH, plus rarement 9 ou 12 CH, en prises journalières et en demandant d’espacer selon amélioration.

 

Bibliographie

1 – John Henry Clarke ; A dictionary of practical materia medica ; Jain Publishers, Delhi (Indes) ; réédition de 1995.

2 – Frans Vermeulen ; Prisma ; Emryss bv Publishers, Haarlem, Hollande, 2002.

3 – Henri Voisin ; Matière Médicale du Praticien Homéopathe ; éditions Maloine, Paris, 1976.

4 – Frederik Schroyens ; 1001 small remedies ; Homeopathic books publishers ; Londres, 1995.

5 – Philippe Champion ; rhumatisme psoriasique et acné rosacée, L’Homéopathie Européenne ; 2005 ; 5 ; 10 – 12.

 

Dr Philippe Colin