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LES MIASMES DE RAJAN SANKARAN :INTERET BIOLOGIQUE ET SCIENTIFIQUE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Philippe Marchat   
Vendredi, 24 Février 2017 19:11

Nous venons de mettre ne ligne un article sur la nécessité de reformuler la "théorie" des miasmes de Rajan Sankaran. En effet, malgré son indéniable intérêt clinique, sa formulation est obsolète, désuète et, pour tout dire, fausse et dénuée d'intelligibilité.

Je me suis donc employé, d'une part à la reformuler plus adéquatement et, aussi, à en dégager l'intérêt biologique et scientifique.

Bonne lecture.

 
UN NOUVEAU TEXTE INTITULE HOMEOPATHIE ET PSYCHANALYSE : DEUX NIVEAUX DIFFÉRENTS DE L'INCONSCIENT PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Philippe Marchat   
Dimanche, 06 Mars 2016 10:02

Nous avons mis en ligne le 5 mars 2016, l'article au titre sus mentionné. J'y traite de l'inconscient, selon le point de vue de la psychanalyse et de l'homéopathie. J'y distingue deux niveaux de l'inconscient. Celui de la psychanalyse, "lieu" des  conflits inter-relationnels refoulés, car non "assumables" par le patient et accessibles à la parole. Celui de l'homéopathie, plus archaïque, fruit des expériences vitales d'avant la parole et la pensée, chez le tout petit, ou vécus tellement traumatisants qu'ils sont "au delà" de la parole et du pensable, constitué de marques, de vécus et de sensations corporelles qui restent présentes chez tout un chacun et en orientent et en "colorent" les vécus ultérieurs.

 
Réflexions sur l'évolution récente de la pensée de Rajan Sankaran PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Philippe Marchat   
Dimanche, 14 Septembre 2014 17:11

Vous trouverez, dans la section "articles", rubrique "homéopathie et pratiques homéopathiques", un petit texte que je consacre à l'évolution du travail de rajan sankaran ces dernières années. En effet, celui-ci a fait évoluer sa pratique et a publié, en 2013, un petit livre dénommé "Synergy synopsis" dans lequel il présente cette évolution en quelques petites dizaines de pages (sans oublier, sens bien connu des affaires  de notre confrère indien oblige, de consacrer sept pages de publicité à ses livres antérieurs, cours, programmes informatiques à vendre, et cours en ligne disponibles).

L'évolution se résume à un retour aux sources. au rappel de la nécessité de conjoindre, pour plus de succès et de sureté, "sa" méthode de la sensation vitale à la prise en compte du génie du remède (ces grands pôles d'action, des affinités physiopathologiques, les pathologies les plus fréquentes auxquelles "répond" le remède) et les symptômes du malade (ce qui suppose de connaître sa matière médicale et de savoir se servir, correctement, d'un répertoire).

On ne peut que se réjouir de cela qui évitera, peut être, la floraison récente de "petits maîtres" qui pensaient révolutionner l'homéopathie en faisant l'impasse sur ses bases les plus fondamentales. cela rappelle, aussi, qu'en homéopathie comme dans toute discipline, avant de prétendre dépasser quoi que ce soit, il est bon d'avoir assimiler ce que deux siècles de pratique consciencieuse et compétente ont accumulé.

On notera, aussi, que ce "retour aux sources" était, aussi, inévitable tant certains aspects de la méthode de la sensation, notamment concernant les plantes (ce que signalait déjà mon article de 2010) étaient "artificiels" et voués à mener dans des impasses thérapeutiques. le recours à la matière médicale, au répertoire et au génie des remèdes est, ainsi, un excellent moyen d'éviter de se fourvoyer, notamment dans la classification végétale aléatoire, du système sankaranien.

 
Homéopathie et ondes électromagnétiques PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Philippe Colin   
Jeudi, 04 Septembre 2014 08:15

 

Une émission récente de France 5 a été consacrée aux travaux récents du Professeur Luc Montagnier. Il reprend les travaux de Benveniste sur la mémoire de l’eau, et insiste surtout sur l’importance des ondes électromagnétiques en médecine.

Pour lui, chaque maladie est due à une perturbation électromagnétique du constituant majeur de notre corps humain, l’eau. Ces modifications qu’il a mises en évidence par des expérimentations à partir du virus du Sida pourraient être étendues à toutes les pathologies. A partir de là, pourraient être envisagées des thérapeutiques à base électromagnétique permettant de rétablir l’intégrité du champ magnétique.

Cette hypothèse concerne directement la thérapeutique homéopathique. En effet, il apparaît de plus en plus évident que le médicament homéopathique a un mode d’action électromagnétique (consulter à ce sujet l’article Physique quantique et homéopathie dans le chapitre homéopathie et philosophie des sciences, sur homeophilo.fr).

Nous pouvons émettre l’hypothèse que chaque médicament homéopathie a un ensemble d’ondes électromagnétique qui lui est spécifique, variable selon sa dilution. Les perturbations électromagnétiques des différentes pathologies seraient alors influencées, modifiées, voire annulées, par la rencontre avec les ondes électromagnétiques du ou des médicaments homéopathiques utilisés.

Il reste à vérifier la pertinence de cette hypothèse par l’expérimentation. Il faudrait rechercher la présence d’ondes électromagnétiques spécifiques pour chaque médicament homéopathique, les caractériser et les classer.  Parallèlement, il faudrait faire un travail analogue pour chaque pathologie. Il n’est pas impossible que les perturbations électromagnétiques retrouvées varient en fonction de chaque personne, ce qui expliquerait la variation individuelle de la maladie retrouvée en pratique clinique quotidienne. Et il faudrait ensuite mettre en contact les différentes ondes électromagnétiques et observer ce qui se passe…

Le médicament homéopathique ne sera certainement pas le seul moyen d’action électromagnétique en thérapeutique, mais il y trouvera toute sa place, rien que sa place. De plus, la connaissance des différentes ondes des médicaments homéopathiques permettra de mieux les caractériser, de mieux comprendre leurs différentes actions et leurs relations. Le médecin homéopathe aura alors a sa disposition une palette thérapeutique plus riche et encore plus efficace.

 
COMMENTAIRES SUR L'ETUDE AUSTRALIENNE DE 2013 CONCERNANT L'HOMEOPATHIE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Philippe Colin   
Vendredi, 16 Mai 2014 08:45

 

 

(Effectiveness of Homeopathy for Clinical Conditions, Evaluation of the Evidence. Octobre 2013. Prepared for the NHMRC Homeopathy Working Commitee by Optum)

Plusieurs médias se sont fait l’écho d’une méta-analyse parue en Australie en octobre 2013 concernant l’efficacité de l’Homéopathie. A la suite du Guardian (quotidien Britannique, numéro du 8 avril 2014), les sites Slate.fr (Andrea Fradin, 11 avril 2014) et Rue 89 (Nima Yeqanefar et Jérôme Quirant, 25 avril 2014) ont effectué des commentaires sur cette étude.

Le but de cet article est de présenter les biais importants de cette étude et de montrer que sa conclusion est sans fondement sérieux.

Cette étude a été effectuée à la demande du National Health and Medical Research Council Australien, par une agence d’évaluation de la santé, Optum, dont le siège se situe aux USA. C’est une entreprise privée, partenaire de la Mayo Clinic (établissement privé de soins, sans but lucratif, n’utilisant pas l’homéopathie, et dont les liens avec l’industrie pharmaceutique sont inconnus). Cette agence, dans sa présentation sur son site web, parle de ses « partenaires industriels » et indique qu’elle possède une banque. Elle est spécialisée dans l’évaluation des soins et des établissements de soins, leur donnant en particulier des conseils de gestion et de rentabilisation des soins (activité ressemblant à celle de l’Agence Moody’s, bien connue par ailleurs dans les milieux financiers).

Les études cliniques et méta-analyses ont été examinées par deux personnes (« reviewers ») dont les identités et la fonction ne sont pas précisées, pas plus que leur absence de conflits d’intérêts. Leurs connaissances en Homéopathie, à la lecture de cet article, sont très sujettes à caution : ils parlent de médicament homéopathique pour des teintures-mères (Calendula) ou du gel de Capsicum (dans ces deux cas, c’est de la phytothérapie), et donnent comme exemple de traitement de la rhinite infectieuse Eupatorium perfoliatum 2DH… (Faut-il préciser que cette substance n’est pas homéopathique et qu’elle n’a aucune indication dans le traitement homéopathique de la rhinite infectieuse ?). Leur distinction entre Homéopathie classique et Homéopathie clinique est également très contestable et montre bien leur méconnaissance du problème : l’Homéopathie clinique, contrairement à ce qu’ils affirment, prend elle aussi en compte la globalité de l’individu (page 14). Par ailleurs, ils ne font aucune distinction entre des études cliniques faites avec des traitements homéopathiques individualisés, et d’autres études effectuées avec des complexes pseudo-homéopathiques comportant dans leurs formules des très basses dilutions, à la limite de posologies pondérales. Qui plus est, ils critiquent négativement le nombre de médicaments utilisés dans certaines études, rejetant l’individualisation du traitement et l’adaptation du traitement en fonction des symptômes présentés par les patients, concluant ainsi que ces études ne sont pas valables méthodologiquement (pages 182 et 266), ce qui est la négation même de la démarche homéopathique !

Ce travail élimine systématiquement toutes les études n’étant pas faites en double aveugle contre placebo, ce qui, redisons-le est très contestable.

Qui plus est, sont rejetés les travaux démontrant une différence significative en faveur du traitement homéopathique par rapport au placebo, sous prétexte qu’il n’est pas présenté d’action propre au médicament homéopathique par rapport à un état clinique de base (on suppose pourtant que la pathologie, ou les symptômes des patients, étaient bien cités dès le début dans ces articles…).

A plusieurs reprises on assiste à des glissements sémantiques pour le moins curieux : des articles qualifiés de bonne qualité sont transformés quelques lignes plus loin en articles de qualité inconnue et sont par conséquent rejetés par les auteurs (pages 193 et 216). Des articles de qualité non reportée sont déclassés comme articles de pauvre qualité (pages 63, 76, 229) et un autre article de qualité moyenne est lui aussi déclassé en article de pauvre qualité (page 231), par conséquent ne démontrant pas l’efficacité du traitement homéopathique… Une synthèse de Bellavite et al de 2011 portant sur les allergies respiratoires, les infections de l’appareil respiratoire supérieur, les troubles ORL et rhumatismaux, donnant un avis positif sur l’efficacité des traitements homéopathiques dans ces affections, mais demandant que cette étude soit confortée par d’autres études, n’est qu’à peine mentionnée page 26.

D’autres rejets sont pour le moins très discutables : efficacité dans la diarrhée soi-disant non démontrée car effectuée par une seule équipe, bien que ces études soient d’une bonne qualité méthodologique (pages 37-8). Un article en faveur de l’homéopathie a été également rejeté car les auteurs n’ont eu accès qu’au résumé (page 77)… Avec les moyens qu’ils avaient, on ne peut que s’étonner d’une telle attitude de la part de ces auteurs !

Pire encore, un article a été rejeté car les examinateurs n’ont pas bien compris la teneur de celui-ci (page 75)…

Les critères de jugement de la qualité des articles ne sont pratiquement jamais présentés. Quand ils le sont, ces auteurs peuvent se contredire, en particulier par rapport au nombre de participants aux études : un nombre de 74 patients est rejeté (page 68), un nombre de 61 participants à une autre étude accepté (page 78), et un nombre de 80 participants est accepté (page 104) !...

Une invraisemblance encore plus grave (ou coquille inacceptable ?) a été présentée, concernant des études cliniques comportant zéro participant (pages 25 et 26) dans les affections suivantes : glaucome, constipation chez l’enfant, énurésie chez l’enfant, troubles urologiques de l’homme adulte, démence, troubles de la personnalité, douleurs chroniques de la face. Où est l’erreur ? Vient-il de l’article lui-même ? De la revue ayant présenté l’article (pourtant ces revues ont des comités de lecture) ? De la base de données ? Des auteurs de ce travail ? Toujours est-il qu’il est impossible de vérifier l’existence de ces données, aucune référence n’étant donnée dans les tableaux où existent ces erreurs grossières.

Enfin, nombre d’études ne reflètent absolument pas les habitudes thérapeutiques des médecins homéopathes, du moins en France : citons la dilution 6CH de Rhus toxicodendron dans les douleurs articulaires, Hepar sulfur 4CH dans les furoncles, Calendula (dilution non précisée) dans les brûlures des second et troisième degrés, Ignatia 30CH dans le lichen plan buccal, entre autres.

A la fin de cet article, les auteurs (qui resteront anonymes jusqu’à la fin) reconnaissent quelques limites à leur étude, et regrettent en particulier que l’évaluation de l’efficacité de l’Homéopathie soit basée sur des données statistiques et non cliniques (page 286).

Ils reconnaissent également la difficulté de déterminer exactement l’action des médicaments homéopathiques, et posent les vrais problèmes que sont l’action spécifique de la consultation homéopathique (et sa différentiation avec l’action propre au médicament), et les interactions entre médecin homéopathe et patient Ajoutons que tout cela n’est pas spécifique à la consultation homéopathique, mais concerne toute relation de soin.

Ils demandent une amélioration des études concernant l’homéopathie :

- - Nombre plus élevé de participants aux études (sans préciser de chiffres).

- - Double aveugle contre placebo.

- - Amélioration de la description des essais et du suivi de ces essais et justifier davantage les comparaisons médicamenteuses (exemple de l’aspirine dans le traitement des infections aigües de l’arbre respiratoire supérieur). (Page 287).

Pour eux, les méta-analyses devraient mieux détailler la façon dont elles sont menées, présenter de façon plus précise les traitements utilisés, la longueur des suivis, les données étudiées, et leur signification statistique (même page).

Citons la conclusion dans sa totalité :

« il existe peu d’études de bonne qualité et de taille suffisante qui examinent l’efficacité de l’Homéopathie dans les pathologies chez l’homme. Les preuves disponibles (en faveur de cette efficacité) ne sont pas irréfutables, et ne permettent pas de démontrer que l’Homéopathie soit un traitement efficace pour les pathologies humaines considérées dans cet article ».

Faut-il parler de mauvaise foi, d’incompétence, de manipulation dans ce travail ? Affirmer qu’il existe peu d’études de bonne qualité est déjà très contestable au vu des méthodes employées par les auteurs, comme nous l’avons détaillé ci-dessus. En déduire qu’elles ne permettent pas de démontrer que l’Homéopathie soit efficace dans les pathologies considérées est absolument illogique. Cependant, il est vrai, qu’il est nécessaire, comme les auteurs de ce document le soulignent, de présenter des travaux de recherche plus nombreux, et ajoutons le, plus conformes à la méthodologie homéopathique.

Il faut lire ou relire à ce sujet l’article publié dans homeophilo.fr : « Propositions au sujet des essais cliniques », dans le chapitre « Homéopathie et pratiques homéopathiques ».

Quant aux commentaires lus dans les médias, ils posent plusieurs questions. L’article du Guardian (Helen Davidson) titre sur l’inefficacité de l’Homéopathie et repose seulement sur une interprétation de la conclusion de cette publication. De plus, la journaliste donne la parole uniquement à des médecins non homéopathes, sans aucune place pour des médecins homéopathes. Elle ne porte aucun regard critique sur la qualité de cette étude : a-t-elle bien lu les 300 pages du travail originel ? De quelle façon l’a-t-elle lu ? Les auteurs des articles de langue française semblent se contenter des conclusions de la journaliste Anglaise, et confondent comme elle évaluation insuffisante des traitements homéopathiques et problème de l’efficacité de l’homéopathie.

Quel est l’objectif poursuivi par les auteurs de ce travail et par les journaux qui s’en sont fait l’écho ? Et quels sont les intérêts servis par ce document de plus de 300 pages, rempli d’erreurs, de contre-sens, sans fondement sérieux, très contestable sur le plan médical et scientifique ? Cette entreprise de désinformation ne fait que s’ajouter à bien d’autres, malheureusement (consulter à ce sujet « Homéopathie et vie de la cité » sur homeophilo.fr).


Dr Philippe Colin

Mise à jour le Vendredi, 16 Mai 2014 08:52