PLAIDOYER POUR UN NEO VITALISME HOMEOPATHIQUE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Philippe Marchat   
Lundi, 01 Novembre 2010 14:16


1°) Un constat : la vitalité du vitalisme homéopathique

La question vitaliste est très importante pour le présent et l’avenir de l'homéopathie. Ceci, bien qu’elle ne soit guère traitée, concrètement et explicitement, en tant que telle, dans les articles, communications de congrès et livres d’homéopathie. Il est cependant indéniable qu’un vitalisme sous tend la pratique et les conceptions de nombreux médecins homéopathes. Certains, dont moi même, sont pourtant réticents face à ce vitalisme homéopathique qui empêche, on ne s’en rend pas suffisamment compte, de mieux approfondir les relations de l'homéopathie aux données scientifiques modernes.

Aussi, je n‘ai cessé, depuis pas mal d’années, de m’interroger sur les raisons de l’attachement d’une si large partie du monde homéopathique au concept d’énergie vitale présenté (sans jamais vraiment dire en quoi) comme fondamental pour l’homéopathie.

La question que je est donc : un vitalisme homéopathique est il souhaitable, voire nécessaire et, si oui, quel sens et quelle acception lui donner en ce début de XXI ° siècle ?

2°) Examen de la position d’Hahnemann au tournant des XIX et XX siècles

Commençons par nous poser deux questions. Qu’a cherché à dire Hahnemann en évoquant force et énergie vitales ? La formulation qu’il a finalement retenue était elle conforme à sa visée ? Par ces deux questions, il s’agit de saisir, à la fois, le sens du vitalisme d’Hahnemann et si il a réussi à exprimer ce qu’il cherchait à dire.

Le premier point à toujours garder à l’esprit est que, quand Hahnemann a dit que la maladie était une perturbation de l’énergie vitale, il n’a fait que reprendre une idée très répandue et totalement banale à son époque. Il convient donc de se demander si certains d’entre nous ne surévalue pas l’importance et la portée du vitalisme d’Hahnemann. Il faut, en effet, faire preuve de beaucoup d’ignorance de la pensée médicale et de l’histoire de la médecine pour considérer le recours au concept d’énergie vitale comme aussi original que la loi de similitude, l’idée de chronicité, d’individualité de la maladie qui constituent d’indéniables percées et nouveautés introduites par Hahnemann en médecine. Il ne saurait être question, sans réflexion critique, de mettre le recours à l’idée de force vitale au même niveau que ces piliers fondamentaux de l'homéopathie. Avec l’évocation de la force vitale, nulle nouveauté, nulle innovation de la part d’Hahnemann. Au contraire, ce recours est, il s’agit d’en avoir pleine conscience, un lieu commun de la pensée médicale de la fin du XIX° siècle. D’ailleurs, le monde scientifique « classique » de l’époque, celui de la chimie et de la médecine notamment, était largement vitaliste. Pour tout dire, comme le signale fort bien Philippe Colin[1] dans son livre « Philosophie de la médecine homéopathique », Hahnemann était, en fait, beaucoup plus nuancé et « moins vitaliste », que nombre de ses contemporains (Stahl par exemple), même allopathes.

Quels étaient le rôle et la fonction de ce recours commun  à la fin du XIX ° siècle, à l’idée de force et/ou d’énergie vitale ? A l’époque, l’idée de force vitale tenait, avant tout, lieu d’explication causale ad hoc pour expliquer tout ce que les connaissances d’alors ne parvenaient pas à faire. Si les divers progrès scientifiques levaient alors beaucoup d’obscurité, de nombreux  phénomènes restaient incompréhensibles, sans aucune explication, et c’est ici que le recours au concept de force ou énergie vitale entrait en jeu. Invoquer l’énergie vitale revenait alors à nommer (guère plus que nommer, il faut en avoir conscience) une « cause » venant pallier le vide explicatif des sciences d’alors. Par exemple, Barthez (1734-1806) de Montpellier, considère que la vie répond à des phénomènes spécifiques indéfinissables. Selon lui, ceux-ci ne peuvent s’expliquer par l’animisme qui ne rend pas compte des échanges physico-chimiques (pourtant facilement observables) ni par le pur mécanisme, trop simpliste. Pour lui, le vitalisme, en reconnaissant à la vie  un caractère irréductible, se présente comme un moyen terme entre les deux systèmes.

Un deuxième facteur explique la vogue, la mode vitaliste d’alors. Il s’agit du fort courant de résistance au mécanisme ambiant dans les sciences de cette période. Ce vitalisme se fonde sur la conviction et l’intuition de l’irréductibilité de la vie à quelque mécanisme que ce soit. Il convient de situer ce deuxième facteur dans une longue tradition de l’histoire de la médecine. Depuis ses origines, se sont juxtaposées et, souvent, affrontées une conception ontologique (la maladie est une entité « extérieure » à l’individu) de la maladie (dont la médecine« classique » est indiscutablement l’héritière) et une conception dynamiste qui concevait la santé comme un équilibre (d’humeurs par exemple, pour Hippocrate) et la maladie un déséquilibre. Il est clair que l'homéopathie est fille de cette tradition dynamiste. De ce point de vue, le vitalisme homéopathique et le mécanisme classique s’inscrivent naturellement dans la longue histoire de la pensée médicale.

3°) La distinction nécessaire entre vitalisme philosophique et vitalisme scientifique

Une clé essentielle dans l’examen de la question vitaliste est la prise de conscience de l’existence de deux types de vitalisme ou, si l’on préfère, de deux registres, philosophique et scientifique, à l’intérieur même du vitalisme.

En effet, en biologie, en médecine, et concernant la vie en général, il convient de bien distinguer deux plans très distincts : celui de la compréhension des choses (je dirai également de leur appréhension) et celui de l’explication de celles-ci. Comprendre et expliquer sont deux choses bien différentes. Le terme de compréhension renvoie à la sphère philosophique, à l’idée de compréhension générale, de conception, de cadre d’appréhension des phénomènes et, aussi, d’attribution de valeur. Le terme d’explication renvoie, lui, bien sur, à la mise au jour de phénomènes causaux, à la découverte des mécanismes et facteurs rendant compte des faits, ce qui relève de la sphère scientifique.

La distinction compréhension/explication retenue est le corollaire de la distinction philosophie biologique (on pourrait en citer comme parfait représentant Georges Canguilhem)/rationalisme.

La philosophie biologique s’oppose au réductionnisme rationaliste qui est, de fait, une tentative de neutralisation de la vie. Il  prétend la réduire aux mécanismes que la science découvre en elle tandis que, pour la philosophie biologique, il convient, au contraire, de défendre l’originalité de la vie et sa dimension créatrice de nouveauté. Les rapports entre vie et science s’inversent donc entre le point de vue rationaliste et le point de vue de la philosophie biologique car la science a beau expliquer les mécanismes à l’origine de tel ou tel phénomène vital, la vie possède une valeur en soi et pour l’être humain qui dépasse, et de loin, ces éléments explicatifs. Il s’agit donc, pour la position philosophique, d’intégrer l’ordre de la raison à l’ordre de la vie, et non de prétendre (comme le fait la position rationaliste) réduire toutes les originalités et singularités de la vie aux découvertes de la raison scientifique. Ceci, bien compris, légitime la position vitaliste face à la position rationaliste.

On pourrait dire, aussi, que, pour le vitalisme philosophique, le vivant n’est pas l’objet de la biologie mais son sujet. Notons qu’Auguste Comte, lui même, pourtant fondateur du positivisme, avait bien distingué la biologie donc la vie, de la physique, de la chimie et de l’astronomie. Il séparait ainsi la nature organisée de la nature brute suggérant par là  l’irréductibilité de la vie à toutes les données scientifiques « fondamentales ». Georges Canguilhem, philosophe et médecin, et plus grand penseur de la médecine et de biologie du XX° siècle, définissait, dès 1943, la biologie comme une science des individus et excluait, de ce fait, toute possibilité d’aligner la biologie sur les sciences de la nature. Il insista, aussi, avec d’autres, sur l’importance de l’auto-régulation. L’individualisation à laquelle l'homéopathie est tant attachée ne contredit donc en rien certains courants de la pensée médicale moderne et épistémologique.

Le vitalisme, du point de vue philosophique, est une exigence humaine. C’est l’affirmation de la valeur de la vie, de son ouverture contre les tentatives de clore et de tout expliquer du rationalisme. « Le vitalisme rappelle ainsi à la science, trop vite tentée d’expliquer sa légitimité par la seule performance de ses opérations, que ses activités s’enracinent dans la vie comme valeur au même titre que les autres activités humaines[2] ». Il permet ainsi un renversement des rapports science/vie puisque, « si la raison, selon l’attitude rationaliste est juge de la vie, c’est la vie qui, selon la philosophie biologique, devient juge de la raison[3] ».

Si nous comprenons bien maintenant ce qu’est le vitalisme philosophique, qu’en est-il du vitalisme scientifique ? C’est la prétention d’expliquer la vie, sa spécificité par le recours à la notion de force ou d’énergie vitale en tant que cause de la vie et explication des phénomènes vivants. Le vitalisme scientifique repose donc sur l’invocation (sans jamais le moindre début d’argument, ce en quoi il s’apparente à une croyance) d’une force vitale (toujours non définie) comme  cause universelle rendant compte de la spécificité de la vie.

Or, toutes les explications vitalistes des temps passés ont fait place, au fil du temps, à des explications scientifiques de plus en plus affinées. Et si, il y a deux siècles encore, vitalisme philosophique et vitalisme scientifique cohabitaient logiquement et allaient main dans la main dans de très nombreuses disciplines, il n’en est plus de même depuis fort longtemps. Aussi convient-il, de nos jours, de bien distinguer les deux. Je ne peux faire mieux, pour exprimer l’enjeu vitaliste moderne, que reprendre une phrase de Georges Canguilhem qui disait : « il ne s’agit pas de défendre le vitalisme d’un point de vue scientifique. Il s’agit de le comprendre d’un point de vue philosophique[4] ».

Or, l'homéopathie, tout au long de son histoire, a constamment confondu ces deux plans. Ce qui, nous l’avons vu, à son origine était inévitable et fort compréhensible mais qui est très dommageable désormais car c’est, en assez grande partie, cette confusion qui a rendu, jusqu’à ce jour, si difficile notre quête identitaire et nous a, si souvent, entraîné dans des impasses. C’est aussi cette croyance de connaître (en fait avec une simple dénomination !) la cause essentielle de la santé et de la maladie qui nous empêche de véritablement explorer tous les trésors de connaissances que recèle l'homéopathie.

4°) Légitimité du vitalisme philosophique homéopathique :

Je ne développerai pas cet aspect. Tout ce que nous venons de voir sur le vitalisme philosophique peut être, et devrait être, repris à son compte par l'homéopathie. C’est d’ailleurs ainsi qu’il faut comprendre l’aphorisme 1 de l’Organon. Comment ne pas voir dans l’affirmation, « l’unique vocation du médecin est de guérir », la valeur fondamentale accordée à la vie par Hahnemann, la subordination de toutes les activités de connaissances à ce service de la vie qui est bien, pour lui, la valeur première, fondamentale et fondatrice.

La légitimité du vitalisme philosophique homéopathique est donc totale. Elle se double, selon moi, de la mise au jour d’une dimension biologique nouvelle. C’est tout le sens de mon travail sur l’établissement de la dimension phénoménologique de l'homéopathie et de mes efforts pour faire du corps vécu « l’objet » de l'homéopathie. Je ne prétends pas ainsi expliquer les causes de la santé et de la maladie mais pense préciser et définir utilement notre cadre de compréhension et d’appréhension de celles-ci. Je souhaite que la dimension biologique du corps vécu que véhicule l'homéopathie puisse s’imposer comme incontournable dans l’univers médical et scientifique moderne. Car, d’une certaine manière, le vitalisme philosophique est bien, comme la défense du concept de corps vécu, refus de réduire l’individu à ses conditions matérielles et physiques d’existence.

 

5°) La pauvreté du vitalisme explicatif

Nous avons vu que le vitalisme scientifique est une position qui, au lieu de chercher à comprendre l’essence de la vie, prétend l’expliquer (expliquer, c’est se placer dans un registre scientifique) en invoquant l’idée de force ou d’énergie vitale comme rendant compte de la  spécificité de la vie. Cette position est clairement celle dans laquelle Hahnemann a fait basculer l'homéopathie, glissant d’un vitalisme philosophique légitime à un vitalisme « scientifique », faisant du dérèglement, du désaccord de l’énergie vitale la cause de toutes les maladies.

Force et énergie vitale sont des notions adéquates et utiles à la compréhension de la vie, car la vie manifeste sa force et s’exprime, entres autres, selon un registre énergétique. Le vitalisme philosophique homéopathique défend donc la pertinence des termes de force vitale et d’énergie vitale. A condition cependant de préciser ce qu’il entend à travers ces mots, à savoir que force et énergie vitale sont, pour lui, une manifestation de la vie, une de ses expressions, une de ses productions.

Or, le passage au vitalisme scientifique inverse les choses et veut faire de la force et de l’énergie vitales les causes efficientes de la vie, les moteurs de son développement et de son expression. Mais l’énergie, la force vitale d’un être humain ne doit pas être entendue comme quelque chose de mystérieux en lui, qui lui préexiste, le « dirige » et le « commande ». Elles sont, pourrions nous dire, la résultante énergétique, l’expression globale de tous les phénomènes vitaux, actuellement connus et à découvrir. Non leur cause. Or, la plupart, sinon la quasi-totalité des homéopathes vitalistes contemporains confondent manifestation de la vie et cause de la vie et inversent les relations entre force vitale et vie.

Pour autant, nul ne niera que l’énergie joue un rôle important en homéopathie. Notamment dans la « nature » de nos dynamisations. Nous savons bien qu’elles ne peuvent pas contenir de molécules de la substance souche et savons, aussi, l’importance, des succussions. Mais, là aussi, il convient de ne pas confondre comprendre (appréhender) et expliquer. Ces données montrent, avant tout, que le médicament homéopathique est de nature énergétique (compréhension d’un cadre d’intelligibilité). Cela ne signifie nullement que la maladie est due à une perturbation d’une énergie singulière.

Dans la maladie, tout le dynamisme de vie, tout le dynamisme vital antérieur du patient est modifié et perturbé. C’est totalement vrai. Ce constat est de l’ordre de la compréhension des choses. Pour autant, il convient de ne pas confondre le fait de se situer dans le plan vital, celui de la vie (alors que la médecine classique se situe dans le plan des données chiffrables et des représentations qu’elle peut tirer de la vie) avec le postulat d’une perturbation, d’un désaccord de l’énergie vitale à l’origine des maladies qui signe la position du vitalisme explicatif traditionnel homéopathique. Le champ vital, le plan vital dans lequel se situe l'homéopathie, est un niveau d’appréhension de la maladie, un niveau d’expérience de la maladie par le sujet, son niveau de compréhension pour nous. A l’inverse, dire que la maladie est due à un déséquilibre de la force vitale consiste à passer d’une position descriptive, d’observation à une position à prétention explicative. Ce qui est totalement non fondé.

La maladie est donc une perturbation vitale que l’on peut, entre autres, observer par des perturbations de la résultante de tous les phénomènes vitaux de l’individu, c'est à dire de sa force vitale. Mais il faut bien avoir à l’esprit que cette perturbation, bien réelle, de sa force vitale est une conséquence de la maladie (car la force vitale est une manifestation de la vie). Pour autant, la maladie n’est pas due à une perturbation de l’énergie vitale. Penser ceci reviendrait à inverser les faits et les données. Ceux qui veulent tenir ce point de vue doivent donc cesser d’affirmer leur croyance et commencer à exposer leurs arguments.

Force vitale et énergie vitale sont donc à entendre comme expressions du vivant, manifestations globales résultantes (au sens physique du terme) de tous ses  mécanismes et phénomènes biologiques, physico-chimiques, psychiques, énergétiques et informationnels, etc. La maladie n’est donc pas due à la perturbation d’une énergie particulière, plus ou moins mystérieuse. Elle s’exprime, par contre, par une altération de la force vitale de l’individu, entendue, comme altération de sa capacité créatrice de ses propres normes, restriction de son pouvoir d’action, de sa capacité à vivre.

6°) Bases scientifiques du champ vital biologique : complexité, information, cybernétique, physique quantique, etc.

Ce que j’ai appelé la pauvreté du vitalisme explicatif s’observe également par sa dimension stérilisatrice, à savoir toutes les connaissances dont il détourne le monde homéopathique, tout ce à quoi il l’empêche de s’intéresser utilement. Croyant disposer d’une explication, à toute épreuve, des phénomènes du vivant, le monde homéopathique a perdu le gout de l’articulation de sa pratique et sa vision philosophique vitaliste avec les données les scientifiques plus récentes.

Or, nombreuses sont les données scientifiques convergeant avec le savoir et l’intuition des médecins homéopathes. Ici, théories de la complexité, du chaos, de l’information, cybernétique, physique quantique pourraient nous aider à étayer le contenu concret de notre objet, le corps vécu, pour en faire une dimension biologique incontournable. Et si l’énergie doit jouer un rôle très important en homéopathie (ce que je pense) son rôle n’est pas à envisager en dehors des connaissances scientifiques actuelles mais en articulation avec celles-ci. Tout ne saurait être réductible à de l’énergie ou, alors, seulement au sens de l’équivalence énergie-matière. Mais, ce faisant, on resterait dans les généralités. L’aspect énergétique du vivant doit être articulé à sa composante informationnelle, sa dimension complexe, son aspect cybernétique ainsi que tous les aspects biologiques, physico-chimiques et mécanistes actuellement connus.

7°) Pour un néo vitalisme homéopathique :

Seule la claire distinction du plan philosophique (ou éthique et axiologique) et du plan scientifique (ou explicatif) permet d’éclairer sainement la question vitaliste. Le vitalisme homéopathique traditionnel a confondu ses deux dimensions constitutives. Ceci n’avait rien d’étonnant à l’époque d’Hahnemann. Nous serions, quand à nous, coupables de persévérer dans cette confusion.

Le temps est venu, pour l'homéopathie, d’affirmer et défendre son vitalisme philosophique. Celui-ci est totalement légitime et a toute sa place dans la pensée médicale et biologique moderne. Me semble également venu le temps, pour l'homéopathie, de savoir renoncer, clairement et fermement, à son vitalisme scientifique. Celui-ci est, non seulement, dépassé mais stérilisateur pour la pensée homéopathique.

Débarrassée de l’illusion de disposer de l’explication des phénomènes de la santé et de la maladie, l'homéopathie pourrait alors, forte de son expérience, de sa pratique et de son regard original sur le vivant, investir ce champ, s’y confronter de manière sereine avec toutes les autres connaissances disponibles sur le vivant pour y apporter sa contribution originale et féconde. Ce que nous appelions énergie vitale, devrait alors s’entendre métaphoriquement, comme une boite noire à laquelle il s’agirait, désormais, de donner, peu à peu, un contenu concret.

 

Philippe Marchat

 

 


[1] Philippe Colin, « La philosophie de la médecine homéopathique », éditions Atlantica, Biarritz 2007.

[2] Georges Canguilhem, « La connaissance de la vie », Hachette 1952. Nouvelle édition augmentée, Paris,  Vrin, 1965, p 169..

[3] Guillaume Blanc, « La vie humaine », P.U.F 2002, p 43.

[4] « Notes sur la place faite en France à la philosophie biologique » in Revue de métaphysique et de morale, numéro de juillet-octobre 1947, p 326.