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MEDECINE HOMEOPATHIQUE ET PSYCHANALYSE FREUDIENNE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Philippe Colin   
Mardi, 27 Mars 2012 09:32


Philippe Colin

 

Il a paru intéressant de mettre en relation médecine homéopathique et psychanalyse freudienne pour pouvoir réfléchir sur un des aspects de la pratique du médecin homéopathe. En effet, celui-ci rencontre dans son activité une proportion importante de pathologie mentale. De plus, la prise en charge d’une personne malade par un médecin homéopathe est globale, à la fois physique et psychologique : ainsi, les patients ne présentant apparemment pas de problème psychologique important demanderont de la part de leur praticien une bonne connaissance des fondements psychologiques et psychanalytiques de la personne humaine. Ceci permettra de mieux cerner les personnalités parfois complexes que nous rencontrons, pour être à même de les soigner avec plus d’efficacité.

 

I – Rappel des bases philosophiques des deux disciplines

Les deux disciplines ont des fondements philosophiques qui diffèrent sensiblement. Freud se réfère principalement  à Schopenhauer, alors que les seules références philosophiques écrites d’Hahnemann sont relatives à Socrate et à Kant.

Lorsque l’on étudie de plus près les grandes idées de l’histoire de la philosophie, en les rapprochant de la psychanalyse et de l’homéopathie, on est frappé par le fait que, parfois, un même auteur peut influencer l’une des deux disciplines par des thèmes philosophiques différents. Nos références  concernant Freud seront l’ouvrage de Paul Laurent Assoun (Freud, la philosophie et les philosophes, PUF, Quadrige, Réédition de 1995), et celui de Richard Askay et Jensen Farquhar (Apprehending the Inaccessible, Freudiaan Psychoanalysis and Existential Phenomenology, Northwestern University Press, 2006). En ce qui concerne Hahnemann, les références proviennent du livre  « La philosophie de de l’Homéopathie ».

A – La philosophie Grecque

1 – Les présocratiques

Parmi les auteurs présocratiques, Empédocle est la source principale de la psychanalyse. En effet, celui-ci avait déjà décrit les deux forces agissant chez l’homme, Amour et Combat, qui évoquent Eros et Thanatos, pulsion de vie et pulsion de mort (thème principal de la deuxième topique de Freud).

Empédocle avait aussi affirmé que « il existe des fragments infiniment petits, qui sont pour ainsi dire des éléments homéomères précédant les éléments » (Les écoles présocratiques, page 151, Folio Essais, 1991). Empédocle, qui était médecin, prenait en compte la loi des semblables, fondement de l’homéopathie.

Empédocle avait synthétisé la pensée de ses prédécesseurs, tout comme Freud et Hahnemann.

Il avait déjà projeté les traits fondamentaux de la personne humaine dans tout l’univers, et les caractéristiques de l’univers s’appliquant à l’organisme individuel. On retrouve ici un des traits de l’homéopathie moderne, avec la classification des remèdes (végétaux, minéraux, animaux), chacun d’entre nous ayant à un degré plus ou moins important des signes particuliers à ces trois règnes.

Empédocle avait abordé le problème de l’unité : pour lui, il existait une oscillation interminable entre unité et séparation, avec la domination de l’un des deux principes, variable selon les cas. Au bout du compte, pour lui, toutes les choses devraient s’unir à travers la force de l’amour. Ce thème de la recherche de l’unité a parcouru toute l’histoire de l’homéopathie, à travers la recherche ou non du remède unique, et de par la prise en compte de l’unité psycho-physique de la personne humaine. Pour Freud, Eros vise à apporter l’unité de l’être humain, alors que Thanatos ne peut entraîner que désunion et destruction.

Anaxagore, autre auteur présocratique très proche d’Empédocle, avait pour sa part relié la division à l’infini et le principe de conservation de l’énergie, deux concepts indispensables à une bonne compréhension du mode d’action de l’homéopathie.

2 - Platon

Les références de Freud à Platon et Socrate sont multiples. Au-delà du célèbre « Connais-toi toi-même » de Socrate (la névrose étant liée pour ce dernier à l’ignorance des processus psychiques que l’on devrait connaître), Freud reprend à son compte le terme d’Eros, très présent chez Platon. Le discours d’Aristophane est une des références principales de Freud au sujet de la différentiation des sexes. Par ailleurs, l’importance des rêves avait déjà été soulignée par Platon, et Freud le cite à plusieurs reprises dans son ouvrage « L’interprétation des rêves ». On peut en rapprocher l’importance de la réminiscence, primordiale dans tout travail psychique, que Platon reliait tout comme Pythagore à la réincarnation. L’intérêt de Platon et de ses élèves pour l’Hindouisme a été partagé par Freud. Platon avait déjà insisté sur l’importance de la sexualité et des effets de sa répression chez la femme (plus généralement pour l’être humain, diront Freud et Hahnemann).

Platon définit la santé d’un point de vue uniquement psychique, ce qui pourrait correspondre davantage à la psychanalyse, alors que Samuel Hahnemann parlait d’un équilibre à la fois somatique et psychique, en donnant toutefois la priorité à l’élément psychique.

Platon avait également souligné l’existence de conflits intérieurs chez l’homme, d’abord entre les exigences de la raison et les désirs physiques, mais aussi ente les désirs physiques eux-mêmes. Freud et Platon pensaient que la personne possède des désirs et des idées qui lui sont inaccessibles, le but étant de trouver une façon d’y arriver, l’incertitude d’y parvenir créant de l’anxiété. Platon et Freud avaient établi que la reconnaissance de la réalité est souvent inconfortable et qu’elle crée des résistances. Un des sens du mot « analyse » en grec signifie « se libérer ou être libéré de ses chaînes ». Pour Freud, l’analyse ne suffit pas toujours à éviter des réactions pathologiques, mais vise à donner la liberté de choisir un chemin ou un autre. Pour eux, une personne en bonne santé est celle qui est libéré et capable de satisfaire sa propre nature. L’homéopathie vise quant à elle à rétablir un équilibre psycho-physique, à permettre au patient d’être en harmonie avec lui-même et son environnement.

Pour y accéder, Platon et Freud ont utilisé le moyen d’une relation duelle, Platon avec la relation philosophe-étudiant, Freud avec la relation entre analyste et analysé. La relation médecin-malade n’est pas très loin de cela, qui plus est, elle est particulièrement importante en homéopathie.

3 - Aristote

Aristote avait également écrit sur le rêve : pour lui, « le rêve  est le penser continuant dans l’état de sommeil ». Il avait également reconnu « l’importance du plaisir esthétique qui trouve son fondement dans la joie de la reconnaissance ». Si les rêves ont une importance en homéopathie, c’est surtout parce qu’ils correspondent à un ou plusieurs remèdes homéopathiques, sans préjuger de leur signification, du moins dans un premier temps. Ce n’est que dans un deuxième temps que le médecin homéopathe pourra mieux utiliser le message du rêve pour mieux comprendre la problématique du patient, et pour mieux adapter le traitement. Mais ceci reste rare en pratique.

Aristote avait aussi établi l’importance de l’observation, et celle de la possibilité d’une division à l’infini, deux concepts partagés par Hahnemann.

Il n’est fait aucune mention d’Hippocrate dans l’ouvrage de Paul Laurent Assoun ni dans celui de Richard Asquay et Jensen Farquhar.

B – La philosophie du 19ème siècle

Hahnemann et Freud n’ont pas tout à fait la même attitude vis-à-vis des penseurs du 19ème siècle. Hahnemann avait des mots parfois très durs vis-à-vis des philosophes de la nature, seul Kant échappait à ses critiques. Freud semble avoir eu une culture philosophique plus étendue, ou du moins ses références philosophiques étaient plus nombreuses, même s’il ne reconnaissait pas toujours les influences que ces auteurs pouvaient avoir sur lui.

1 – Leibnitz est une des références philosophiques principales de Samuel Hahnemann, même si nous n’avons pas retrouvé mention de la thérapeutique par les semblables chez Leibniz : ils partagent la même conception des rapports entre corps, esprit et environnement, la critique de l’atomisme et du vitalisme, l’importance de la conservation de l’énergie, de l’analogie, de la similitude, des phénomènes concomitants. Ils ont tous les deux le désir d’une thérapeutique la moins nocive possible, et pensent que la matière est de l’énergie. Ils ont cependant une conception différente des rapports entre santé et maladie (Hahnemann, à la différence de Leibniz, sépare complètement les deux concepts). Leibniz attache de l’importance à la complexité et à la place de la théorie par rapport à l’expérience, contrairement à Hahnemann.  Ni Paul Laurent Assoun, ni Richard Askay et Jensen Farqhuar ne font mention de ce grand philosophe dans leurs ouvrages.

2 – Kant

Hahnemann et Kant se rejoignent sur des sujets comme les limites du langage, la division à l’infini, les limites de la connaissance et de l’expérience. Par contre, ils diffèrent sur les relations entre corps et âme (Hahnemann attache davantage d’importance aux relations entre les deux), la relation de cause à effet (Kant la critique moins que Hahnemann), la recherche systématique d’une unité de la nature (Kant parlant davantage de diversité et de pluralité).

Kant aborde également des concepts que n’a jamais développés Hahnemann, et qui concerneront la psychanalyse : ainsi, dans la Critique de la Faculté de Juger, nous retrouvons la notion de suprasensible, qui préfigure le problème de l’irrationnel et de l’inconscient. De même, Kant attache de l’importance au désir, au plaisir, aux rêves, à la subjectivité.  Freud s’est inspiré de Kant pour affirmer que les processus inconscients ne connaissent pas le temps. L’antagonisme entre désir de l’individu et contraintes sociales, à l’origine du surmoi freudien, avait été déjà décrit par Kant, à la suite de Rousseau.

3 – Schelling

Pour Richard Askay et Jensen Farquhar, Schelling a été celui des philosophes romantiques qui a élaboré une conception de l’inconscient dans son œuvre : des forces inconscientes sous-tendent la conscience, elles sont hors-la-loi et guident toutes les espèces. Il pensait que la santé résidait dans un équilibre de forces et de conscience (ce qui n’est pas sans rappeler les conceptions de Hahnemann en la matière, mais celui-ci n’a jamais écrit sur l’inconscient). L’individu est considéré comme un tout pour Schelling, qui pensait que les processus de la nature et de l’esprit étaient reliés par un déploiement de forces formant un ensemble dont la nature était l’élément visible et l’esprit l’élément invisible, ce processus s’opérant inconsciemment. Il pensait également, comme Goethe, que la nature révélait ses secrets seulement par une approche résistant à une analyse quantitative et mécaniste.

C’est Schelling qui est à l’origine du mot « unheimlich » (traduit par « sinistre » dans le dictionnaire) qui a été repris par Freud, et qui est souvent traduit dans les ouvrages francophones par « inquiétante étrangeté ». Cette notion est complètement étrangère à l’homéopathie.

Schelling s’était prononcé contre le dualisme, alors que Freud et Hahnemann étaient dualistes : en ce qui concerne Freud, celui-ci se prononce clairement comme étant dualiste, comme le montre la citation de ses écrits page 49 de l’ouvrage de Richard Askay. Hahnemann, pour sa part, parlait d’un corps et d’un esprit avec des relations entre les deux, son côté moniste étant plutôt à rechercher dans la prescription d’un seul remède, et d’un principe unique pour expliquer la maladie. A la différence de Hahnemann, Schelling était partisan de l’atomisme, et accordait une place prépondérante à la relation de cause à effet et à la réflexion théorique par rapport à l’expérimentation. Il avait envisagé la possibilité d’une potentialisation de l’eau, et avait abordé les problèmes de la division à l’infini et du principe d’analogie. Comme Leibniz, il considérait la maladie comme un moyen de faire évoluer la personne, concept adopté par la psychanalyse et étranger à la pensée hahnemannienne.

4 – Schopenhauer

Arthur Schopenhauer était lui aussi contemporain de Samuel Hahnemann, mais il semble bien que ce dernier n’ait jamais commenté les écrits de ce philosophe. Par contre, Freud avait lu Schopenhauer et s’y est référé à plusieurs reprises. Paul Laurent Assoun, Richard Askay et Jensen Farquhar y consacrent des chapitres entiers.

Paul Laurent Assoun a relevé quinze références écrites dans l’œuvre de Freud (sans compter ses allusions dans sa correspondance). Le problème des rêves, le concept de refoulement avaient été traités par Schopenhauer.  Il s’était également efforcé de fournir une explication de la folie. L’importance du passé du vécu du malade, la constitution d’une mémoire tronquée pour effacer les souvenirs désagréables, l’importance de l’inconscient, le primat de l’affectivité et l’importance primordiale de la sexualité, tout ceci avait déjà été décrit par Schopenhauer. Enfin, celui-ci avait longuement écrit sur le problème de la mort, et à propos de la dualité pulsion de vie et pulsion de mort. On entrevoit ici la majeure partie des différences existant entre psychanalyse et homéopathie, que nous étudierons dans le chapitre suivant.

De plus, Schopenhauer pensait que la physiologie humaine dépendait à la fois de l’inconscient et du conscient. Pour lui, la philosophie n’était pas moins que le moyen correct et universel de comprendre l’expérience, de fournir la vraie interprétation de sa signification et de son contenu. La métaphysique pourrait nous donner la vérité concernant la nature de l’expérience de l’homme. Nous sommes là aux antipodes de la pensée hahnemannienne, qui refusait toute interprétation philosophique concernant l’expérience.

Rappelons enfin que Schopenhauer avait parlé d’homéopathie (voir notre article sur la question dans le site) et que pour lui, « seules les guérisons que la nature opère elle-même et par ses propres moyens sont solides », les autres moyens, quelque ils soient, ne peuvent être que des pis-aller.

 

 

II – Psychanalyse freudienne et médecine homéopathique : convergences et différences

Il existe plusieurs façons d’aborder ce vaste problème, et il est fort possible que ce qui suit méritera d’être complété et critiqué. J’ai choisi de partir des deux topiques de la psychanalyse freudienne et de considérer à chaque fois les points de convergence et de différence existant entre les deux disciplines.

A – La première topique freudienne : le complexe d’Œdipe et l’importance de la sexualité

Notre but n’est pas de refaire à notre façon une description des conceptions freudiennes en la matière, mais de voir dans quelle mesure la médecine homéopathique prend en compte ou non ce que pensait Freud.

Hahnemann avait déjà souligné l’importance de la sexualité dans la santé de la personne dans son ouvrage « les Maladies Chroniques ». Il parle d’ «  un  obstacle supplémentaire à la cure homéopathique des maladies chroniques, obstacle qui n’est pas très rare, mais encore souvent négligé : la suppression de l’instinct sexuel (souligné dans le texte originel) chez les personnes en âge de se marier, ou bien ne pouvant pas le faire en raisons de causes non curables par le médecin, ou lorsque les rapports sexuels ont été complètement interdits par un praticien peu judicieux chez un couple marié dont l’épouse est invalide et le mari vigoureux (ou l’inverse). Dans de tels cas, un médecin plus intelligent, reconnaissant les circonstances et l’élan  naturel accordé par le Créateur, donnera sa permission, et ainsi rendra curable une multitude d’états hystériques et hypochondriaques, et même, souvent, des cas de mélancolie et de folie ».

Cette note de bas de page, présente dans l’édition anglaise, a été malheureusement «oubliée » (ou négligée, ou censurée ?) par Pierre Schmitt, dans la traduction française de cet ouvrage.

Cette citation semble importante à plusieurs titres : elle montre d’abord que Samuel Hahnemann, à la suite d’auteurs plus anciens (on retrouve ce concept des effets d’une suppression de l’instinct sexuel dès l’Antiquité, Platon, Galien pour ne citer qu’eux), pense que la cause de nombreux états pathologiques est à rechercher dans la possibilité d’une frustration sexuelle. De plus, il affirme que la médication homéopathique ne suffira pas à guérir ce type d’affection. Le fait que la prise d’un médicament ne suffit pas toujours est d’ailleurs retrouvé dans l’Organon au sujet d’autres problèmes de santé liés par exemple à des problèmes d’hygiène. Hahnemann attachait ainsi beaucoup d’importance à l’écoute, au dialogue, et, dit-il, « aux conseils avisés », et pensait que dans de nombreux cas, il n’était pas utile de finir la consultation par une prescription médicamenteuse.

Il existe bien dans le répertoire une rubrique « suite de privation sexuelle », et des rubriques sur les troubles sexuels, dont la présence semble contredire les écrits de Samuel Hahnemann. Il semble bien que ces rubriques ne servent pas à guérir de tels troubles de manière isolée, mais sont plutôt des indications permettant de s’orienter vers un traitement global de toute la personnalité en tenant compte de tous les troubles présentés par le patient, sexuels et autres.

Le complexe d’Œdipe est lui aussi pris en compte par la médecine homéopathique contemporaine, ne serait-ce que parce que celle-ci attache beaucoup d’importance aux relations parentales, mère-enfant, père-enfant. Les descriptions, parfois il faut bien le dire un peu schématiques, de l’attachement excessif à la mère relevant de certains remèdes homéopathiques comme Pulsatilla ou Lycopodium ont toujours des références psychanalytiques. La problématique parfois complexe des rapports entre la petite fille ou le petit garçon et le père sont elles aussi décrites pour des remèdes comme Sepia ou Ammonium carbonicum.

B – Pulsion de vie et pulsion de mort

Il n’a pas été possible de retrouver de trace écrite de la part de Samuel Hahnemann concernant ces pulsions. Les écrits homéopathiques plus récents n’en font pas mention non plus.

L’homéopathie contemporaine anglo-saxonne pourrait en tenir compte à travers les nouvelles conceptions de terrain  qui ont été développées ces dernières années. La psore, qui signifie que la maladie peut guérir complètement, et que le patient veut se débarrasser de son affection, correspond bien à cette pulsion de vie. La sycose, qui correspond à des états chroniques où le patient se résigne à être malade sans espoir de guérison, et encore plus la luèse, qui signifie la destruction, correspondent à la pulsion de mort.

III – Pour conclure

Médecine homéopathique et psychanalyse freudienne semblent bien à la fois différentes et complémentaires pour de meilleurs soins au patient. La psychanalyse s’adresse surtout à la psyché, l’homéopathie à l’ensemble corps-psyché. La prise en compte de l’inconscient, essentielle pour la psychanalyse freudienne comme pour la psychologie analytique jungienne, gagnerait à l’être davantage en médecine homéopathique. L’importance primordiale de la sexualité dans son sens général (que ce soit de la génitalité ou de l’Eros) et de la pulsion de mort ne sont certainement pas assez recherchées en homéopathie. Les effets de la parole courent le risque d’être surestimés en psychanalyse, comme ils peuvent parfois être sous-estimés en homéopathie. Il reste que de bonnes connaissances psychanalytiques semblent indispensables pour une meilleure pratique homéopathique : elles peuvent faciliter l’expression du patient, qui se sent mieux écouté et mieux compris dans sa problématique, et elles permettent ainsi une connaissance approfondie du patient pour une thérapeutique plus adaptée.

 

Dr Philippe Colin